Le Bloc Majoritaire s’insurge contre le récent rapport de l’ULCC publié le 2 octobre 2024, qu’il qualifie de manœuvre politique visant à discréditer le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), notamment le Conseiller Président Louis Gérald Gilles. Les incohérences et manipulations dénoncées remettent en question la crédibilité de l’institution.

 « Ce rapport n’est rien d’autre qu’une tentative de déstabilisation », affirme le Bloc Majoritaire, critiquant ouvertement l’ULCC pour avoir publié un document truffé de violations procédurales et d’incohérences manifestes. L’accusation portée contre le Conseiller Président Louis Gérald Gilles est perçue comme une attaque politique dénuée de fondement, visant avant tout à affaiblir le Conseil Présidentiel de Transition et à saper la transition politique.

Le Bloc Majoritaire a exprimé son indignation face au rapport de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), publié le 2 octobre 2024. « Ce rapport est non seulement biaisé, mais il montre aussi clairement une volonté de discréditer le Conseil Présidentiel de Transition au profit de certains intérêts », ont-ils affirmé. Le document en question, entaché d’incohérences juridiques et de violations procédurales, révèle des intentions politiques qui, selon le Bloc, visent à saper le processus de transition déjà fragile.

Le premier point soulevé par le Bloc Majoritaire concerne la saisine de l’ULCC, qualifiée d’irrégulière. Selon les dispositions de l’article 19 du Décret du 8 septembre 2004, l’ULCC ne peut se saisir sur la base de simples rumeurs relayées par la presse, comme cela a été le cas ici. « Nous rejetons catégoriquement cette méthode », ont-ils déclaré, dénonçant un recours illégal qui pourrait ouvrir la porte à des enquêtes biaisées et à des manipulations par des acteurs de l’ombre.

Autre point critique, l’utilisation par l’ULCC d’un procès-verbal de constat non authentifié, en violation totale du principe du contradictoire, a également été largement dénoncée. « Comment peut-on fonder une accusation de cette envergure sur un document non authentifié, en l’absence de la partie mise en cause ? » s’interrogent les membres du Bloc, qui rappellent que ce type de pratique est non seulement contraire à la déontologie professionnelle, mais aussi une atteinte aux principes fondamentaux de l’État de droit.

Le Bloc Majoritaire met également en avant l’absence de preuves concrètes pour soutenir les accusations portées contre les trois Conseillers-Présidents, notamment celui représentant le consensus du 21 décembre. « La présomption d’innocence, garantie par la Constitution de 1987, a été purement et simplement bafouée », ont-ils rappelé, déplorant l’acharnement contre les représentants du CPT. Tant qu’aucune preuve tangible ne démontre que les Conseillers-Présidents aient sollicité 100 millions de gourdes, ils doivent, selon eux, continuer à assumer leurs fonctions au service de la nation.

Le Bloc appelle ainsi les Conseillers du CPT à se concentrer sur les objectifs prioritaires de la transition : rétablir la sécurité nationale, réaliser les réformes constitutionnelles et organiser des élections crédibles. « Cette transition a déjà trop duré, il est impératif que ceux qui ont été mandatés à cette fin s’engagent avec sagesse et détermination », ont-ils déclaré.

Par ailleurs, le Bloc Majoritaire n’a pas manqué de critiquer les intentions cachées qui, selon eux, cherchent à instrumentaliser l’ULCC pour atteindre des fins politiques. « Il est plus qu’évident que ce rapport n’a rien d’un document impartial. C’est un outil de déstabilisation aux mains de certains acteurs qui préfèrent semer le chaos plutôt que d’œuvrer au redressement de notre pays », ont-ils martelé.

Le Bloc Majoritaire reste catégorique : tant que la vérité ne sera pas établie et qu’aucune preuve sérieuse n’aura été présentée, les Conseillers du CPT doivent rester au service de la nation. « Pour nous, la justice et la vérité sont non-négociables. Nous restons vigilants et mobilisés pour défendre l’intégrité de nos institutions et la dignité de nos représentants », ont-ils conclu, appelant les autorités judiciaires à ne pas se laisser berner par un rapport qu’ils jugent biaisé.

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