Au cœur d’Haïti, une nation secouée par les crises, Muscadin Jean-Yves Jason, maire de Port-au-Prince de 2007 à 2012, s’élève comme une voix de raison et d’espoir. Avec la publication de son livre percutant « Comprendre pour sortir du chaos. Manuel d’histoire critique. Tome 1. Haïti en mode Chaos », l’auteur propose, sans concession, non seulement une autre histoire des maux qui rongent son pays, mais aussi une vision pour lui ouvrir les portes du 21e siècle. Dans cette entrevue exclusive, il dévoile les réflexions et les analyses qui sous-tendent sa proposition audacieuse pour réorienter Haïti vers un avenir plus prometteur devant partir de 2054, l’année de commémoration des 250 ans de la fondation d’Haïti.
Explorez avec Muscadin Jean-Yves Jason, un citoyen qui a navigué à plusieurs titres honorables au cœur des tempêtes politiques de Port-au-Prince et qui, aujourd’hui, partage sa compréhension intime des défis haïtiens. À travers les pages de son ouvrage récent, il trace le chemin tumultueux de l’histoire d’Haïti, éclairant les racines profondes de sa situation actuelle. Cet entretien révèle comment, armé d’un examen critique du passé et du présent, le chercheur en histoire et en sociologie politique propose des solutions concrètes pour le sauvetage et la sauvegarde de la mémoire collective et la re-construction d’un Haïti à vivre.
Triangle Post : Pouvez-vous nous parler de l’inspiration derrière votre livre « Comprendre pour sortir du chaos » et de ce qui vous a motivé à écrire ce manuel d’histoire critique ?
Muscadin Jean-Yves Jason : « La principale inspiration derrière mon livre ‘Comprendre pour sortir du chaos’ vient de ma profonde conviction que la compréhension critique de l’histoire est essentielle pour naviguer à travers les défis complexes auxquels nous sommes confrontés dans le monde d’aujourd’hui. En tant qu’historien, j’ai été motivé par le besoin de fournir aux lecteurs un outil permettant de démystifier les récits historiques conventionnels et d’encourager une réflexion plus profonde sur les forces et les motifs qui ont façonné notre monde.
L’idée de ce manuel d’histoire critique est née de ma propre frustration face à l’omission ou à la distorsion d’événements clés de l’histoire, ainsi que de l’absence de contexte dans de nombreux récits historiques. Je voulais offrir aux lecteurs une alternative, un guide qui les aiderait à développer un regard critique sur le passé et à comprendre les liens entre les événements passés et les défis contemporains.

En somme, ce livre de 376 pages divisées en 5 parties et 21 chapitres explique que la connaissance historique est une arme puissante dans la lutte contre le chaos et l’incertitude, et qu’en revisitant notre passé de manière critique, en comprenant notre présent nous pouvons mieux orienter notre avenir. »
TP-Dans votre ouvrage, vous parlez de l’importance de l’histoire critique. Pourriez-vous expliquer ce concept et en quoi il diffère des approches plus traditionnelles de l’histoire ?
MJ-YJ : Dans ‘Comprendre pour sortir du chaos’, je défends vigoureusement l’importance de l’histoire critique, une approche qui trouve ses racines dans la pensée marxiste et qui se distingue des approches plus traditionnelles de l’histoire. Pour moi, en tant que chercheur en histoire et anthropo sociologie, l’histoire critique est un outil indispensable pour comprendre les structures de pouvoir et d’exploitation qui ont façonné notre passé et continuent d’influencer nos sociétés aujourd’hui.
L’histoire critique adopte une perspective matérialiste et dialectique, mettant en lumière les luttes de classe, les relations de pouvoir et les injustices sociales qui sont souvent occultées dans les récits historiques dominants. Elle cherche à dévoiler les mécanismes de domination et d’exploitation économique qui ont conduit à l’oppression de certains groupes sociaux au profit d’autres.
Contrairement aux approches plus traditionnelles de l’histoire, qui peuvent parfois négliger les aspects structurels et économiques au profit de récits centrés sur les grands personnages ou les événements politiques, l’histoire critique offre une analyse en profondeur des forces économiques, sociales et culturelles qui ont façonné les sociétés à travers le temps.
En résumé, l’histoire critique, imprégnée d’une perspective marxiste, nous invite à examiner les relations de classe et les dynamiques économiques qui sont souvent invisibles dans les récits historiques conventionnels, offrant ainsi une compréhension plus complète et nuancée de notre passé et de notre présent.
TP : Quels sont les principaux thèmes ou sujets que vous explorez dans ce premier tome, et pourquoi les avez-vous choisis comme points focaux de votre analyse ?
MJ-YJ : Dans ce premier tome de « Comprendre pour sortir du chaos », l’ouvrage est divisé en cinq parties. Chacune de ces parties explore différents aspects de l’histoire, de la politique et de la société haïtiennes, en mettant l’accent sur les défis et les dynamiques qui ont façonné le pays. Voici une analyse condensée des principales parties et une référence à la commémoration de 2054, marquant les 250 ans de la fondation d’Haïti :
Première partie : Cette partie présente les racines historiques du chaos et de l’instabilité en Haïti, ainsi que les tentatives de rétablir l’ordre dans un contexte de désordre généralisé. Elle examine également les conséquences tragiques des luttes de pouvoir et des crises politiques sur la population haïtienne.
Deuxième partie : Cette partie se penche sur les différentes interprétations de l’État haïtien, les tentatives de reconstruire l’ordre à partir du chaos, ainsi que les défis rencontrés dans ce processus. Elle explore également les perspectives croisées sur un système politique en crise.
Troisième partie : Cette partie se concentre sur les enjeux de l’éducation, du choix des voies à suivre pour le développement du pays, ainsi que sur les événements politiques et sociaux entre 2010 et 2016. Elle analyse également les mouvements politiques et les transitions en Haïti.
Quatrième partie : Cette partie examine les défis socio-économiques tels que la corruption, la pauvreté et le crime organisé, et propose des pistes pour débloquer l’avenir du pays.
Cinquième partie : La dernière partie offre une réflexion sur le développement d’Haïti et les exigences démocratiques, en mettant l’accent sur la commémoration de 2054, qui marquera les 250 ans de la fondation d’Haïti. Elle explore également les perspectives de bonheur comme voie de sortie des défis actuels.
En mettant en évidence la commémoration de 2054, cet ouvrage s’inscrit dans une perspective historique plus large, invitant les lecteurs à réfléchir aux 250 ans d’histoire d’Haïti et à envisager l’avenir du pays à la lumière de son passé tumultueux.
TP : Comment votre livre aborde-t-il les défis contemporains et les crises mondiales auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui ?
MJ-YJ : Dans « Comprendre pour sortir du chaos », mon livre aborde les défis contemporains et les crises mondiales en adoptant une perspective critique et historique. Voici quelques façons dont l’ouvrage aborde ces questions :
Analyse des racines historiques des défis contemporains : En examinant l’histoire de Haïti et en mettant en lumière les facteurs historiques qui ont contribué aux défis actuels tels que la pauvreté, la corruption et l’instabilité politique, le livre offre une compréhension approfondie des contextes dans lesquels ces problèmes persistent.
Contextualisation des crises mondiales : En situant les crises mondiales dans un cadre historique plus large, le livre permet aux lecteurs de mieux comprendre les tendances historiques qui ont conduit à ces crises, ainsi que les leçons que l’on peut tirer de l’histoire pour y faire face.
Réflexion sur les solutions historiques et contemporaines : En étudiant les réponses passées aux crises et aux défis, le livre offre des perspectives sur les stratégies qui ont fonctionné et celles qui ont échoué. Cela permet aux lecteurs de réfléchir aux solutions potentielles et aux approches novatrices pour surmonter les défis actuels.
Mise en lumière des voix marginalisées : En mettant en avant les perspectives souvent négligées dans les récits historiques traditionnels, telles que celles des groupes marginalisés et des mouvements sociaux, le livre encourage une compréhension plus inclusive des crises contemporaines et des solutions possibles.
En combinant une analyse historique approfondie avec une réflexion sur les défis actuels, « Comprendre pour sortir du chaos » vise à fournir aux lecteurs des outils pour naviguer dans un monde complexe et en mutation, tout en tirant des leçons importantes du passé pour façonner un avenir meilleur.
TP : Pouvez-vous expliquer les axes de vos recherches ?
MJ-YJ : Le principal axe de mes recherches embrasse en réalité trois dimensions, mais permettez-moi d’abord de replacer le contenu de cet ouvrage dans son contexte. Depuis le début du 21e siècle, de nombreux pays à travers le monde (notamment au Québec, au Japon, en Chine et en France) semblent être en proie à un retour des débats concernant les finalités de l’histoire nationale. En Haïti, ces discussions ont été peu fréquentes, voire inexistantes, concernant l’histoire globale ou le concept de globalité. Pour appréhender le tumulte en Haïti, à l’image de l’ouvrage intitulé « Le Tournant global des sciences sociales » sous la direction de Stéphane Dufoix et Alain Caillé, un dilemme a émergé : il était impératif de prendre position et de rendre compte des événements majeurs de notre histoire. Aujourd’hui, il est crucial de répondre aux interrogations complexes soulevées par l’édification de l’État Pétion et d’explorer les voies permettant de bâtir une Haïti alternative à partir de notre connaissance du passé, afin de mieux appréhender le présent et de planifier l’avenir.
Revenons maintenant à l’axe principal de cette étude, en commençant par poser une question fondamentale : qu’est-ce qu’un manuel d’histoire critique ? Il s’agit d’un ouvrage qui va au-delà de la simple énumération des faits : il les analyse, les compare, les met en perspective, et remet en question certaines idées préconçues. En tant qu’historien, je refuse toute forme de dogmatisme, je ne m’astreins à aucun tabou. Partant du principe que le rôle de l’historien n’est ni d’exalter ni de condamner, je présente une analyse critique des ressources didactiques en histoire, en intégrant des questions sensibles et actuelles, et en proposant un récit historique problématisé. Mon ouvrage peut déranger car l’histoire ne saurait être réduite à une leçon de morale. Ma thèse est la suivante : il est impossible de comprendre pleinement le chaos haïtien sans définir clairement les principes fondamentaux qui régissent le système, les impératifs spécifiques ainsi que les « règles de reproduction » qui sous-tendent ces changements et les entraînent de fait.
Le deuxième volet thématique concerne la réinvention de la manière d’écrire l’histoire. Une grande partie de la littérature portant sur l’histoire d’Haïti néglige les sources d’archives historiques conservées aux Archives Nationales d’Haïti. En outre, je remets en question cette approche de l’ « écriture historique » qui privilégie certains textes à la mode et des réflexions préétablies, traitant l’histoire comme un roman où la « mise en intrigue » incarne une « poétique du savoir et du raisonnement historique ». Cette démarche, non seulement factuellement erronée, entrave également la découverte de nouvelles perspectives dans les archives, figeant ainsi l’interprétation dans un cadre rigide. Je poursuivrai mes recherches sur cette problématique.
Troisièmement, je revendique le droit de concevoir l’histoire comme un champ de bataille, ce qui signifie affirmer que l’historien que je suis a le droit de proposer des solutions pour sortir du chaos, tout en maintenant une démarche scientifique. Mon approche se veut subversive… Il est important de noter que les grandes tendances de l’histoire sont souvent provoquées par les idées émanant de l’esprit humain (par exemple, l’invention de la nation au XVIIIe siècle, les visions libérale et socialiste au XIXe siècle…). Ces idées ne naissent pas de façon fortuite, mais résultent de multiples changements (technologiques, économiques, sociaux, culturels, politiques, moraux…). Elles tentent de donner un sens à des dynamiques chaotiques, façonnées par l’intellect humain. De plus, ces idées, ces représentations, ces systèmes se confrontent à la réalité tangible, aux contraintes géographiques, aux héritages historiques et aux structures politiques existantes.
TP : Quels sont les principaux enseignements que vous espérez que les lecteurs tireront de votre livre, et comment ces enseignements peuvent-ils contribuer à aider les citoyens et Haïti à « sortir du chaos » ?
MJ-YJ : Les principaux enseignements que j’espère que les lecteurs tireront de « Comprendre pour sortir du chaos » sont multiples :
Une compréhension approfondie des racines historiques des défis contemporains : En explorant l’histoire de Haïti à travers une lentille critique, les lecteurs pourront saisir les causes profondes des défis actuels tels que la pauvreté, l’instabilité politique et la corruption. Cette compréhension permettra aux citoyens de mieux évaluer les solutions proposées et d’adopter des approches plus efficaces pour surmonter ces défis.
Une conscience accrue des perspectives marginalisées : En mettant en lumière les voix et les expériences souvent négligées dans les récits historiques conventionnels, mon livre encourage les lecteurs à adopter une perspective plus inclusive et empathique. Cela peut aider à promouvoir la solidarité et l’action collective en faveur du changement social positif.
Des leçons tirées de l’histoire pour orienter l’avenir : En examinant les réponses passées aux crises et aux défis, les lecteurs pourront identifier les stratégies qui ont fonctionné et celles qui ont échoué. Cela peut les aider à élaborer des solutions novatrices et adaptées à la réalité haïtienne pour construire un avenir plus stable et prospère.
Une motivation à s’engager activement dans la construction d’un meilleur avenir : En comprenant les complexités de l’histoire de Haïti et les défis auxquels le pays est confronté, les lecteurs seront mieux équipés pour contribuer de manière constructive au développement et à la transformation de leur société. Cela peut encourager l’engagement civique et la participation démocratique, éléments essentiels pour sortir du chaos.
En somme, j’espère que mon livre incitera les lecteurs à réfléchir de manière critique sur l’histoire de Haïti, à se sentir inspirés par les luttes passées pour la justice et le progrès, et à s’engager activement dans la construction d’un avenir meilleur pour tous les Haïtiens. En intégrant ces enseignements dans leurs actions et leurs décisions, les citoyens pourront contribuer de manière significative à sortir du chaos et à construire une société plus juste et équitable.
TP : En tant qu’ancien responsable des archives historiques aux Archives Nationales d’Haïti, quelle est la part des sources historiques gardées dans cette institution ?
MJ-YJ : En tant qu’ancien responsable des archives historiques aux Archives Nationales d’Haïti, je peux vous dire que cette institution détient une richesse de sources historiques précieuses pour la compréhension de l’histoire du pays. Les Archives Nationales d’Haïti conservent une grande variété de documents, y compris des manuscrits, des journaux, des correspondances officielles, des actes notariés, des cartes, des photographies, des journaux officiels, des publications gouvernementales, des enregistrements audiovisuels, et bien plus encore.
Ces archives couvrent une vaste période de l’histoire haïtienne, depuis la période coloniale jusqu’à l’époque contemporaine, et abordent une multitude de sujets, y compris la politique, l’économie, la culture, la société, et les relations internationales. Elles fournissent une mine d’informations pour les chercheurs, les historiens, les étudiants, et tout individu intéressé par l’histoire d’Haïti.
Cependant, il est important de noter que les Archives Nationales d’Haïti ont souvent fait face à des défis en termes de préservation et de conservation des documents en raison de contraintes budgétaires, de ressources limitées et parfois même de catastrophes naturelles telles que les ouragans et le tremblement de terre de 2010. Malgré ces défis, l’institution auraient pu promouvoir la recherche historique, préserver la mémoire collective du pays et renforcer l’identité nationale par la part réservée à la recherche. Je me souviens en 12 ans (1983-1995) avoir classé avec mon équipe plus de 7 kilomètres linéaires d’archives qui sont sensés être disponibles. Aujourd’hui (29 ans plus tard), je pense que le travail accompli par les techniciens dépasse largement le classement de plus 20 kilomètres linéaires – alors, il tarde aux intéressés de visiter ce pan important de la mémoire collective. Peut-être y trouvera-t-on, l’original de l’acte de fondation du pays et d’autres documents importants. Apparemment, le choix de l’Etat Pétion est de rendre les haïtiens amnésiques. Il est temps que les haïtiens gagnent la bataille pour la mémoire.
TP : En tant que chercheur en histoire et auteur, comment voyez-vous le rôle de l’histoire dans la société moderne, en particulier dans un monde confronté à de nombreux défis politiques, sociaux et environnementaux ?
MJ-YJ : En tant que chercheur en histoire et auteur, je considère que le rôle de l’histoire dans la société moderne est essentiel et multifacette, surtout dans un monde confronté à de nombreux défis politiques, sociaux et environnementaux. Voici quelques-unes des façons dont je perçois l’importance de l’histoire dans ce contexte :
Comprendre les racines des problèmes contemporains : L’histoire nous offre une perspective essentielle pour comprendre les origines et les évolutions des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. En examinant les causes profondes des problèmes politiques, sociaux et environnementaux, nous pouvons mieux appréhender leur complexité et identifier des solutions durables.
Apprendre des leçons du passé : L’histoire nous enseigne des leçons précieuses sur les conséquences des actions passées. En étudiant les réussites et les échecs des sociétés antérieures dans la gestion de crises similaires, nous pouvons tirer des enseignements pour orienter nos décisions présentes et futures.
Renforcer l’identité et la cohésion nationale : L’histoire joue un rôle crucial dans la construction de l’identité nationale et de la cohésion sociale. En mettant en lumière les récits partagés, les héritages culturels et les valeurs communes, elle peut contribuer à promouvoir la solidarité et le sentiment d’appartenance à une communauté plus large.
Préserver la mémoire collective : L’histoire est le gardien de la mémoire collective d’une société. En préservant les récits, les documents et les artefacts du passé, nous assurons la transmission des connaissances et des expériences aux générations futures, garantissant ainsi que les leçons du passé ne sont pas oubliées.
Informer les décisions politiques et sociales : Une compréhension approfondie de l’histoire peut éclairer les décisions politiques et sociales actuelles. En examinant les modèles historiques et les résultats des politiques passées, les décideurs peuvent prendre des décisions plus éclairées et élaborer des politiques plus efficaces pour relever les défis contemporains.
En résumé, dans un monde confronté à des défis complexes et en constante évolution, l’histoire joue un rôle crucial en nous fournissant des outils pour comprendre le passé, apprendre du passé et guider nos actions présentes et futures vers un avenir meilleur.
TP :Pouvez-vous nous donner un aperçu de ce que nous pouvons attendre des prochains tomes de votre manuel d’histoire critique, et comment ceux-ci poursuivront le dialogue et l’analyse entamés dans le premier tome ?
MJ-YJ : Le prochain tome continuera d’explorer les dynamiques historiques, politiques, sociales et culturelles qui ont façonné Haïti et le monde. Voici quelques thèmes et sujets qui seront abordés dans les tomes à venir :
Approfondissement des périodes historiques : Les prochains tomes se plongeront davantage dans des périodes spécifiques de l’histoire d’Haïti et du monde, en examinant en détail les événements, les acteurs et les forces qui ont influencé leur évolution.
Exploration de thèmes transversaux : Les tomes à venir aborderont également des thèmes transversaux tels que les mouvements sociaux, les luttes pour les droits civils, les transformations économiques et les défis environnementaux, en mettant en lumière les liens entre ces différentes dimensions de l’histoire.
Approfondissement des analyses critiques : Les prochains tomes continueront d’adopter une approche critique de l’histoire, en remettant en question les récits conventionnels, en examinant les perspectives multiples et en mettant en lumière les voix marginalisées.
Intégration de nouvelles recherches et perspectives : Les tomes à venir incorporeront les dernières recherches historiques et les perspectives émergentes, offrant ainsi une analyse mise à jour et enrichie des événements passés et de leurs implications pour le présent.
Engagement avec les défis contemporains : Les prochains tomes se pencheront également sur les défis contemporains auxquels Haïti et le monde sont confrontés, en explorant les leçons que nous pouvons tirer de l’histoire pour relever ces défis et construire un avenir meilleur.
En résumé, les prochains tomes de mon manuel d’histoire critique poursuivront le dialogue et l’analyse entamés dans le premier tome en approfondissant notre compréhension de l’histoire et en explorant ses implications pour le présent et l’avenir. Ils offriront aux lecteurs une perspective riche et nuancée sur les dynamiques historiques et les enjeux contemporains, tout en encourageant une réflexion critique sur le monde qui nous entoure. Comme le premier tome, il continuera d’investiguer les voies et moyens pour avancer sereinement jusqu’à 2054 ( les 250 ans de la fondation d’Haïti).
TP : Pourquoi avoir choisi une maison d’édition et d’impression en dehors d’Haïti ?
MJ-YJ : Le choix d’une maison d’édition et d’impression en dehors d’Haïti a été motivé par plusieurs facteurs, dont l’objectif de toucher un large public et d’offrir une audience internationale au livre. En collaborant avec une maison d’édition et d’impression située à l’étranger, nous avons pu bénéficier de son réseau de distribution étendu et de ses capacités techniques avancées pour atteindre un plus grand nombre de lecteurs à travers le monde.
Il est important de reconnaître que la promotion de l’histoire et de la culture haïtienne dépasse les frontières nationales. En choisissant une maison d’édition internationale, nous avons pu accéder à des plateformes de distribution internationales, ce qui nous a permis d’atteindre un public diversifié et de partager les enseignements et les perspectives de notre livre avec des lecteurs du monde entier.
En fait, en partenariat avec la société de promotion de l’histoire et de la culture haïtienne, Label J, ce choix a été délibérément fait pour maximiser la portée et l’impact du livre. Ensemble, nous avons travaillé à créer des stratégies de marketing et de promotion ciblées pour faire connaître le livre à un large éventail de lecteurs, qu’ils soient haïtiens ou non, et à encourager le dialogue sur les thèmes abordés dans le livre au niveau international.
En résumé, choisir une maison d’édition et d’impression en dehors d’Haïti était une décision stratégique visant à toucher un public plus large et à offrir une audience internationale au livre. En collaborant avec des partenaires tels que Label J, nous avons pu mettre en œuvre des stratégies de promotion efficaces pour partager notre vision de l’histoire et de la culture haïtiennes avec le monde entier.
TP : Une vente dédicace est-elle en cours et sur quoi travaillez-vous maintenant ?
MJ-YJ : D’abord, pourquoi une vente dédicace pour lancer mon livre ? Une vente dédicace est une opportunité précieuse pour un auteur de rencontrer ses lecteurs en personne, d’échanger avec eux et de créer un lien direct avec son public. Voici quelques raisons pour lesquelles une vente dédicace peut être bénéfique pour lancer ce livre :
Interaction directe avec les lecteurs
Promotion du livre
Collecte de commentaires et de réactions
Création d’un événement mémorable
En résumé, je pourrai interagir directement avec le public, promouvoir activement le livre, de collecter des commentaires, créer une expérience mémorable pour les lecteurs et mobiliser sur Haïti.
Label J travaille à réaliser une vente dédicace dans plusieurs pays et plusieurs villes d’accueil de la diaspora haïtienne tels : États Unis d’Amérique du Nord (New York, Boston, Miami, Atlanta), Canada (Montréal / Québec), France (Paris, La Rochelle, Nantes). La liste n’est pas exhaustive.
En second lieu, la promotion du livre se fera en Haïti au cours du deuxième semestre de cette année. Le programme sera bientôt diffusé.
Je sais, pour l’avoir discuté avec Label J, que New York sera le premier arrêt de ce que l’institution nomme le JTour2024.
Entretemps, je travaille sur la révision de mon livre paru chez Edilivre en 2015 sur le séisme de 2010 et le livre « Mes Années sur facebook.com : 2009-2024 ».
Triangle Post vous remercie monsieur Muscadin Jean-Yves Jason et vous souhaite du succès !
PS. Triangle Post publie pour les intéressés la Table des matières de Comprendre pour sortir du chaos. Manuel d’histoire critique. Tome 1
Avertissement
Prologue
Liminaire
Introduction
1ère partie
Chapitre 1 : Au commencement était …
Chapitre 2 : Et vint le nouvel ordre chaotique
Chapitre 3 : Mettre de l’ordre dans ce chaos
Chapitre 4 : Sots d’hommes égaux morts
Chapitre 5 : Dé-construire pour re-construire
Chapitre 6 : Nouvelle fenêtre au nom de l’ordre
Chapitre 7 : Éphémères accalmis
Chapitre 8 : Recomposition de l’ordre
Chapitre 9 : Misères de la contre-histoire
2ème partie
Chapitre 1 : Interprétations de l’Etat par le « say-isme »
Chapitre 2 : Ordo ab chaos
Chapitre 3 : Le séisme, donneur d’ordre
Chapitre 4 : S’en sortir en s’arrêtant
Chapitre 5 : Tous porteurs d’idées
Chapitre 6 : Regards croisés sur un système à bout de souffle
3ème partie
Chapitre 1 : Apprendre
Chapitre 2 : Choisir sa voie
Chapitre 3 : 2010-2016 : L’impatience fébrile des tuteurs entre causes, troubles et agitations
Chapitre 4 : L’« agitation de surface » de la gauche
Chapitre 5 : « Grenn nan Bounda » (GNB)-Transition politique éclectique et …
4ème partie
Chapitre 1 : Le syndrome de la corruption
Chapitre 2 : De pays en loque en « peyi lòk »
Chapitre 3 : Dans les eaux glacées du crime organisé
Chapitre 4 : Comment débloquer le futur ?
5e partie
Chapitre 1 : Comprendre
Chapitre 2 : Haïti à l’épreuve des enjeux de développement et des exigences démocratiques : Perspectives 2054
Chapitre 3 : Le parti pris du bonheur comme voie de sortie
Epilogue
Remerciements