Dans un contexte politique délicat, le Premier Ministre Garry Conille, en collaboration avec le Conseil Présidentiel de Transition, a pris des mesures décisives pour la formation d’un nouveau gouvernement haïtien. Lors d’une réunion clé tenue hier, les bases ont été posées pour un cabinet ministériel épuré et apolitique, orienté vers la stabilisation et le développement efficace du pays.
Hier, mardi, une réunion cruciale a eu lieu entre le Premier Ministre Garry Conille et le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) pour discuter de la formation du nouveau gouvernement. Cette rencontre a permis de réaliser des progrès significatifs, notamment en définissant le profil des futurs ministres et en proposant un cabinet resserré, potentiellement composé de 13 membres.
Durant cette session de travail, Garry Conille a pris l’initiative de soumettre les noms des personnalités pressenties pour diriger les ministères clés tels que le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), le Ministère des Affaires Étrangères (MAE), et le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE). Toutefois, il a été décidé que le choix final des ministres reviendrait au CPT, confirmant ainsi le rôle central de cette entité dans le processus de transition.
Une des directives fortes émises par le Premier Ministre concernait l’indépendance politique des futurs ministres. Garry Conille a expressément souhaité que les individus sélectionnés pour occuper ces postes clés ne soient affiliés à aucun parti politique, marquant ainsi une tentative de neutraliser les influences partisanes dans la gestion des affaires publiques.
À ce jour, aucune décision finale n’a été arrêtée, comme l’a confirmé une source crédible proche des négociations. L’objectif affirmé de cette nouvelle formation gouvernementale est de maintenir l’infrastructure administrative actuelle, sans réduction du nombre de ministères, qui reste fixé à 18.
Ces développements montrent une orientation vers un gouvernement potentiellement plus efficace et apolitique, soulignant l’engagement du Premier Ministre et du CPT à installer une administration centrée sur les besoins pressants d’Haïti, loin des luttes partisanes habituelles. La suite des événements déterminera si cette stratégie peut effectivement contribuer à une meilleure gouvernance et stabilisation du pays dans une période critique de transition.