Edgard Leblanc, cet homme qui tente de se faire passer pour une icône d’intégrité, n’est rien d’autre qu’un comédien tragique dans l’arène politique haïtienne. Il se distingue par une absence totale de charisme, et une incohérence flagrante entre ses prétentions morales et ses actions opportunistes. Son départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est aussi significatif qu’une goutte d’eau dans l’océan : personne ne pleurera son absence.
Monsieur Leblanc, qui se prétend attaché aux valeurs de transparence et de justice, ignore allègrement les principes fondamentaux des droits humains, dont la présomption d’innocence. Rappelons-le, cette même présomption est inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ratifiée par Haïti. Alors, pourquoi ce soudain oubli de la part de cet homme qui se vante d’être un pilier de la démocratie?
Edgard Leblanc, qui se pavane avec son soi-disant statut d’homme intègre, semble méconnaître les bases mêmes du fonctionnement des institutions qu’il est censé comprendre. Il semble avoir oublié que l’ULCC, dirigée par l’incompétent Hans Ludwig Joseph, n’a qu’un rôle d’instruction préliminaire. Ce rapport politique, truffé de failles, n’est qu’une mascarade destinée à déstabiliser des conseillers sans fournir la moindre preuve. Pourtant, dans son infinie ignorance, Leblanc prend ce rapport pour parole d’Évangile.
Si l’homme était si attaché à ses principes, pourquoi n’a-t-il pas montré la même indignation en siégeant aux côtés du Premier ministre Garry Conille, inculpé pour détournement de fonds publics? Mais non, il préfère aujourd’hui déserter le CPT, sous prétexte de « dignité ». Dignité, dites-vous? Quelle blague!
Ce rapport de l’ULCC, censé être l’arme fatale contre les conseillers, est un vrai ramassis d’incohérences : fausses accusations, procès-verbal falsifié, manipulation du taux de change, et infractions inventées de toutes pièces. Pourtant, Edgard Leblanc, dans toute sa grandeur d’esprit – ou plutôt sa petitesse – n’a rien vu. Il a préféré siéger avec des corrompus avérés et fuir lorsqu’il a dû affronter des faits.
Le peuple haïtien mérite des dirigeants droits et courageux, pas des opportunistes de pacotille qui fuient devant la moindre difficulté. En fin de compte, la seule illusion qu’Edgard Leblanc continue de nourrir est celle de sa propre importance. Le CPT ne souffrira pas de son absence, et si ce prétendu « chevalier de l’intégrité » veut réellement servir Haïti, il ferait mieux de s’effacer pour de bon.
Edgard Leblanc, à force de jouer le héros incompris, a fini par se trahir lui-même. Que ce déserteur aille se cacher là où sa « grandeur » n’aura plus d’impact : nulle part