Dans la mythologie romaine, Janus, Dieu des commencements, des transitions et des fins est souvent représenté avec deux visages. La face cachée de Janus évoque l’idée que toute situation, personnalité ou événement présente des aspects moins visibles ou moins appréciés. Le scandale médiatique de la BNC, alimenté par un souci d’intoxication, constitue la face visible de cette machination. Toutefois, les apprentis comploteurs, dans leur fougue et leur désir forcené de destruction, n’ont pas su apprécier la face cachée, c’est-à-dire les conséquences néfastes qu’ils devront affronter à l’avenir.


Il n’est un secret pour personne que ce montage honteux visait à la dissolution du CPT. L’évidence de la nullité du rapport de l’ULCC est éclatante. La célérité avec laquelle le rapport a été transmis suscite des interrogations. De surcroît, d’autres éléments de preuve pourraient s’avérer préjudiciables pour les auteurs co-auteurs et complices du scandale. En effet, ils ont élaboré un faux procès-verbal de constat, en raison des altérations d’écritures et des suppositions de personnes qu’il contient, et l’ULCC en a fait malencontreusement usage.

En Droit, cela constitue un faux et usage de faux, punis respectivement par les articles 107 du Code Pénal Haïtien des travaux forcés à perpétuité et 110 des travaux forcés à temps. Il ne fait aucun doute qu’à la suite de l’inscription en faux contre le procès-verbal de constat du Juge de Paix de Pétion -ville, l’ex-Président du Conseil d’Administration de la BNC, auteur du faux, sera poursuivi et condamné ainsi que ses coauteurs et complices des travaux forcés à perpétuité.

Les responsables de l’ULCC, y compris le Directeur Général, seront également poursuivis et punis de travaux forcés à temps .Quoi qu’il en soit, ce dossier qui sera acheminé au Cabinet d’Instruction, ne pourra faire l’objet d’aucune instruction. En effet, d’une part, en leur qualité de Présidents, les CP injustement indexés ne sont passibles que par devant la Haute Cour de justice et d’autre part, la question préjudicielle du faux et d’usage de faux devra être préalablement et obligatoirement évacuée, puisque l’ULCC, dans l’incapacité de réaliser une confrontation, s’est basée sur ce faux procès-verbal de constat pour produire des recommandations aux autorités judiciaires, préjudiciables aux CP.


Cette face cachée n’a pas été bien visualisée par les artisans du complot. Sans scrupules et impitoyables, ils se retrouvent piégés dans le filet épais de leur propre machination. Qu’à l’avenir, les comploteurs soient plus intelligents. Qu’ils réfléchissent mille fois avant d ‘agir !

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