Au sein d’un Conseil Présidentiel de Transition fragilisé par les tensions internes, trois voix ont su faire prévaloir la légalité, la responsabilité et l’intérêt national. Smith Augustin, Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire ont, par leur sens aigu de la collégialité et leur attachement aux principes fondateurs de la Transition, fait échec à une tentative manifeste de dérive institutionnelle portée par un projet controversé inspiré par les logiques du PHTK.

Tout est parti d’un Conseil des ministres convoqué en violation du quorum établi, dans l’objectif à peine voilé de faire adopter un nouveau Code pénal aux dispositions profondément contestées. Le texte, dans sa forme initiale, portait les marques d’un agenda politique visant à normaliser certaines pratiques contraires aux fondements éthiques et républicains. Une manœuvre dénoncée avec fermeté par les trois conseillers dans une première correspondance adressée au coordonnateur Fritz Alphonse Jean.

Loin de s’inscrire dans une logique de blocage, Smith Augustin, Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire ont choisi la voie du dialogue républicain. Dans une seconde lettre datée du 24 juin 2025, ils saluent les clarifications apportées par le coordonnateur, tout en réaffirmant la nécessité du respect strict des textes encadrant le fonctionnement du Conseil. Ils notent avec gravité, mais ouverture, la reconnaissance tardive de certaines erreurs de méthode et appellent à un recentrage sur l’essentiel : rétablir la confiance, renforcer la stabilité et poursuivre la feuille de route.

Cette posture responsable a permis d’aboutir à un Conseil des ministres en bonne et due forme ce mardi, au cours duquel deux textes majeurs ont été adoptés : le décret référendaire, préalable indispensable à l’organisation d’élections libres, inclusives et crédibles, et le Code pénal, cette fois discuté dans le respect des procédures et du cadre institutionnel.

Ce tournant marque une victoire silencieuse mais décisive. En écartant une tentative de captation de la Transition à des fins partisanes, les trois conseillers ont permis à l’agenda républicain de reprendre ses droits. Loin des ambitions personnelles ou des manipulations d’appareil, ils ont redonné souffle et sens à une Transition trop longtemps égarée.

Désormais, le processus électoral peut enfin s’engager sur des bases saines. La République doit beaucoup à ces trois hommes debout.

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