Il y a, au cœur même de l’improductivité officielle, des hommes qui refusent de croiser les bras. Des hommes que l’histoire ne détourne pas, même lorsque les institutions semblent tourner à vide. Dr Louis Gérald Gilles est de ceux-là
Dans cette Transition qui hésite plus qu’elle ne gouverne, où l’urgence nationale s’épuise dans les rapports d’étape et les silences polis, une voix tranche : celle du Dr Louis Gérald Gilles. Conseiller-Président sans théâtre ni slogans, il refuse la liturgie de l’attente et l’esthétisation du vide. À coups de décrets utiles, d’initiatives en faveur de la jeunesse (jusqu’au cœur du parc Sainte-Thérèse) et de gestes concrets envers les oubliés de la République, il rappelle que gouverner n’est ni un luxe ni un décor, mais un acte de rupture, de courage et de présence. Même quand tout vacille, il tient la ligne. Comme s’il fallait, une fois encore, qu’un seul tienne pour que tout ne s’effondre pas.
Conseiller-Président au sein d’un CPT souvent ralenti par ses propres contradictions, le Dr Louis Gérald Gilles n’a pas attendu l’alignement parfait des volontés pour agir. Là où beaucoup commentent la crise ou s’en accommodent, lui avance, trace, bâtit — parfois dans la solitude du devoir. Le 11 juillet 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de la population, il a porté haut une idée forte : créer un Office national de la population, autonome et pérenne, capable d’anticiper les défis démographiques d’Haïti. Mais son engagement ne s’arrête pas aux grands discours. Il propose un décret pour la création d’un fonds de soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, s’implique dans la réhabilitation du parc Sainte-Thérèse — au nom de la jeunesse — et initie un dispositif de crédit pour aider les petites entreprises frappées par l’insécurité.
Loin des postures, c’est une vision d’État qu’il a portée. Avec sérieux, avec calme, avec une lucidité d’architecte face aux fissures de notre édifice social. Il a rappelé que le Ministère de la Santé, déjà surchargé, ne peut — seul — porter une politique nationale de population cohérente et ambitieuse. Il a proposé de transformer le Bureau du Secrétaire d’État à la Population en une entité autonome, capable de planifier, d’agir, de durer.
Cette proposition n’est pas technique. Elle est politique. Elle dit quelque chose d’essentiel : que même dans une transition boiteuse, on peut produire du sens, dessiner l’avenir, bâtir des outils durables pour le pays.
Et l’action ne s’arrête pas là. Fidèle à son engagement pour les couches les plus vulnérables, le Dr Gilles a récemment pris l’initiative de proposer la création d’un Fonds national de solidarité en faveur des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Un projet de décret est d’ores et déjà en cours de rédaction, marquant ainsi la volonté de pérenniser une réponse institutionnelle digne, stable et intégrée aux défis de la santé publique. Hier encore, à la Villa d’Accueil, il a tenu une séance de travail stratégique avec plusieurs organisations nationales œuvrant dans ce secteur, dans un esprit d’écoute, de concertation et de construction collective.
Le Dr Gilles ne s’est pas contenté d’un plaidoyer. Il a su fédérer, convaincre, entraîner dans son sillage le Secrétaire d’État Arry Marsan, le Représentant du FNUAP, le Directeur de la DPDH. Il n’a pas agité les micros : il a posé les bases d’un ministère de demain. Un acte rare, courageux, presque solitaire.
Dans un CPT souvent réduit à l’image d’un carrefour sans direction, il incarne la cohérence, la méthode et l’utilité publique. Il prouve que l’on peut encore gouverner sans clinquant, proposer sans hurler, transformer sans attendre la permission de l’histoire.
Oui, il y a dans ce pays des hommes debout, même quand les institutions sont à genoux. Et Louis Gérald Gilles, aujourd’hui, incarne cette dignité active.
Ceux qui cherchent encore une preuve que l’intelligence politique existe sous la Transition n’ont qu’à écouter cette voix. Car au milieu du brouhaha, elle est celle qui, doucement, dessine un futur.